Notre histoire

Le Château de La Moissetie :
une épopée familiale

Au cœur de la vallée de la Jordanne, dressé sur ses fondations médiévales, le château de La Moissetie raconte l’histoire d’une dynastie puissante. Ses murs, remodelés siècle après siècle, mêlent une tour ronde du XIXᵉ siècle à un corps de logis rectangulaire plus ancien, témoins silencieux des époques traversées.

Son nom vient des Moisset (ou Moysset), une famille de viguiers héréditaires qui administraient la région pour le compte de l’abbaye d’Aurillac. Du XIIIᵉ au XVᵉ siècle, ces seigneurs ont marqué le territoire de leur empreinte, alliant pouvoir et alliances stratégiques. Leur ascension débute avec Pierre Moisset, né vers 1160, dont le fils Raymond, marié à une héritière de Vic, pose les bases d’une lignée ambitieuse.

Au fil des générations, les Moisset tissent leur légende. Hugues, petit-fils de Pierre, épouse une demoiselle de La Roque, liant ainsi leur destin à la co-seigneurie de Roquenatou. Raymond II, né vers 1280, serait le bâtisseur du château actuel, consolidant leur influence.

 

Son fils Savary, seigneur de La Moissetie au XIVᵉ siècle, incarne cette époque troublée : marié à Jeanne de Tessières, il étend ses domaines tandis que sa fille Marianne, veuve de Pierre de La Roque, unit les deux familles en 1375. Les alliances se multiplient, les pierres du château portant les secrets de ces unions. Mais au crépuscule du XVᵉ siècle, le dernier chapitre des Moisset s’écrit avec Antoinette, petite-fille de Savary. En épousant Guillaume de La Roque en 1497, elle scelle le transfert définitif du domaine à leurs alliés d’autrefois.

Une histoire qui traverse les âges

Avec les La Roque, le château entre dans une ère nouvelle, mais garde en mémoire les rugosités médiévales. Les siècles suivants voient les pierres changer de mains : vendu à la famille Brunon, il reste leur propriété jusqu’à la fin du XXᵉ siècle. Chaque propriétaire y imprime sa marque, sans effacer complètement l’âme des Moisset. Aujourd’hui, entre les murs de la tour ronde et les vestiges du logis ancestral, on devine encore les échos des viguiers intransigeants, des mariages calculés et des batailles pour le pouvoir.


Le château de La Moissetie, tel un livre de pierre, continue de murm